France Offrons aux jeunes étrangers isolés un accueil humain

Pour fuir la guerre, les persécutions ou encore la précarité, de plus en plus d’enfants prennent la route de l’exil et font l’expérience de parcours migratoires longs, dangereux et éprouvants.

Après avoir échappé à l’exploitation des trafiquants, ces jeunes se retrouvent ici, en France, confrontés à la brutalité de la vie à la rue. Ils sont aujourd’hui 25 000 sans aucun parent ni adulte responsable pour les protéger. Ce sont avant tout des enfants et adolescents en danger, qu’il convient de protéger sans discrimination.

Etat des lieux

70%

des mineurs non accompagnés sont considérés majeurs ou non isolés à l’issue d’évaluations subjectives guidées par une présomption de fraude.

Nos actions

1800

c’est le nombre d’enfants que nous avons rencontrés et pris en charge en 2017.

TémoignageKaramoko,
16 ans

Mon nom c’est Karamoko Touré. J’ai 16 ans. Je viens de la Guinée. J’ai perdu mes deux parents à l’âge de six ans. J’ai été élevé par une première femme de mon père qui m’a maltraité, qui m’a fait sortir de l’école pour faire du travail forcé. J’ai des cicatrices à cause de ça. J’ai pris la route pour venir en Lybie jusqu’en France. J’étais dans un gros camion qui transporte les marchandises. J’ai pris la mer pour venir en Italie. Maintenant je suis en France dans la rue. L’Aide Sociale à l’Enfance ne veut pas de moi. Je vais la journée à Médecins du Monde. J’ai mal aux dents. Cela me fait mal pour dormir dehors…

Actualités

Alors que la version initiale du projet de loi Asile et immigration ne contenait aucune mention d’un fichage national des mineurs non accompagnés, le gouvernement a souhaité faire adopter en nouvelle lecture un amendement permettant un « traitement de données », comprenant l’enregistrement des empreintes et des photographies de mineurs qui demandent une protection au titre de l’aide sociale à l’enfance, créant un véritable fichier des enfants.

La création d’un tel fichier est contraire au principe d’intérêt supérieur de l’enfant, au droit à la protection et au principe de non-discrimination. Un.e mineur.e non accompagné.e est avant tout un.e enfant en danger : la protection doit passer avant la suspicion.

Dans ces conditions, notre association souhaite le retrait de l’amendement du gouvernement portant sur la création du fichier national biométrique et réaffirme son engagement pour faire respecter les droits et la dignité de ces jeunes.

Sékou, 17 ans

Vous voulez Agir ?

Grâce à vos dons, Médecins du Monde organise des maraudes qui permettent d’identifier la présence et les besoins de ces mineurs non accompagnés.

Aujourd’hui, nos équipes interviennent dans 14 villes de France pour leur apporter des soins et les aider à se reconstruire. Avec votre aide, nous sommes déterminés à les protéger et les soigner sans discrimination car ce sont avant tout des enfants. Ensemble, agissons pour les accueillir avec humanité.

Faire un donDonner

Grâce à votre soutien, nous agissons !

Par votre don, vous nous donnez les moyens de défendre les droits et la dignité de ces jeunes.

­ 150 €

Financent 3h d’interprétariat pour comprendre et être compris

­ 200 €

Participent à la prise en charge de deux mineurs isolés pendant 3 mois

­ 400 €

Financent 2 maraudes par semaine pendant 1 mois